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Hypertension artérielle : comprendre, dépister et traiter en 2026

Tueur silencieux n°1 en Belgique : tout savoir sur l'hypertension selon les recommandations ESC/ESH 2024.

24 avril 20263 min de lectureDr. Selim Zenginhypertension · tension · HTA
Hypertension artérielle : comprendre, dépister et traiter en 2026

1. Qu'est-ce que l'hypertension artérielle ?

L'hypertension artérielle (HTA) correspond à une pression du sang trop élevée dans les artères. Mesurée en millimètres de mercure (mmHg), elle s'exprime par deux chiffres : la systolique (pression maximale, lors de la contraction du cœur) et la diastolique (pression minimale, entre deux battements). Selon les recommandations européennes ESC/ESH 2024, on parle d'hypertension dès 140/90 mmHg au cabinet ou 135/85 mmHg en automesure.

En Belgique, près d'un adulte sur trois est hypertendu, et la prévalence dépasse 50 % après 65 ans. C'est le premier facteur de risque évitable d'AVC, d'infarctus du myocarde, d'insuffisance rénale chronique et de démence vasculaire. Les études récentes (SPRINT, STEP) ont confirmé qu'un meilleur contrôle tensionnel réduit la mortalité, même chez les patients âgés.

2. Quels signes peuvent alerter ?

L'HTA est surnommée « le tueur silencieux » car elle ne provoque aucun symptôme dans la grande majorité des cas. Lorsqu'ils existent, les signes sont peu spécifiques :

  • maux de tête matinaux, surtout occipitaux
  • vertiges, sensation d'instabilité
  • bourdonnements d'oreille (acouphènes)
  • palpitations, essoufflement à l'effort
  • saignements de nez répétés
  • troubles visuels (mouches volantes, vision floue)

Une poussée hypertensive (>180/120 mmHg) avec douleur thoracique, dyspnée intense ou déficit neurologique constitue une urgence : appelez le 112.

3. Comment dépister ?

Le dépistage repose sur la mesure régulière de la tension. Les recommandations ESC/ESH 2024 préconisent au moins un contrôle tous les 3 à 5 ans dès 18 ans, puis annuellement après 40 ans ou en présence de facteurs de risque (surpoids, diabète, antécédents familiaux, tabagisme, origine africaine).

Pour confirmer le diagnostic, l'automesure à domicile est devenue la référence : 2 mesures matin et soir pendant 7 jours, en position assise après 5 minutes de repos. Le MAPA (mesure ambulatoire sur 24 h) reste utile en cas de suspicion d'hypertension blouse-blanche ou masquée. Le bilan initial inclut : prise de sang (créatinine, kaliémie, glycémie, lipides), bandelette urinaire et électrocardiogramme. À la Maison Médicale Parc Astrid, l'ensemble est couvert par le forfait INAMI.

4. Quels sont les traitements ?

La prise en charge repose sur deux piliers indissociables : les mesures hygiéno-diététiques et, si nécessaire, le traitement médicamenteux.

Les mesures non médicamenteuses, validées par les méta-analyses 2024, comprennent : réduction du sel à moins de 5 g/jour, perte de poids (chaque kilo perdu fait baisser la tension d'environ 1 mmHg), 150 minutes d'activité physique modérée par semaine, limitation de l'alcool, arrêt du tabac, gestion du stress et alimentation type DASH ou méditerranéenne riche en potassium (légumes, fruits, noix).

Côté médicaments, les recommandations ESC/ESH 2024 privilégient une bithérapie d'emblée à faible dose, le plus souvent un IEC (ou sartan) associé à un inhibiteur calcique ou à un diurétique thiazidique. Cette approche améliore l'adhérence et accélère le contrôle tensionnel. Les bêta-bloquants restent indiqués en cas de coronaropathie ou d'insuffisance cardiaque associée.

5. Suivi à la Maison Médicale Parc Astrid

Une fois le traitement instauré, votre médecin généraliste organise un suivi structuré. Une consultation à 4 semaines évalue la tolérance et l'efficacité, puis tous les 3 à 6 mois lorsque la tension est stabilisée. Un bilan biologique annuel et un ECG tous les 2 à 3 ans complètent le suivi.

Notre équipe pluridisciplinaire vous accompagne au quotidien : prêt d'un tensiomètre validé pour l'automesure, éducation thérapeutique avec l'infirmier, conseils nutritionnels personnalisés et coordination avec le cardiologue ou le néphrologue si besoin. Pour les patients inscrits au forfait, toutes ces consultations sont gratuites, sans avance de frais — un atout majeur pour une maladie qui se traite à vie.

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