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Pédiatrie

Obésité de l'enfant à Anderlecht : quand consulter le généraliste ?

Courbe d'IMC, signes d'alerte, bilan et remboursements : quand parler du poids de votre enfant au médecin généraliste et comment il vous accompagne.

12 janvier 20264 min de lectureDr. Selim Zenginobesite · enfant · nutrition
Obésité de l'enfant à Anderlecht : quand consulter le généraliste ?

Un sujet fréquent, à aborder sans culpabiliser

En Belgique, environ un enfant sur cinq de 3 à 17 ans présentait un surpoids, obésité comprise, en 2022-2023 (mesures de Sciensano). Cette proportion a augmenté depuis 2014-2015 et, chez les garçons, elle était la plus élevée à Bruxelles. Le poids d'un enfant dépend de nombreux facteurs (hérédité, sommeil, stress, accès à une alimentation saine et à des lieux pour bouger) : ce n'est ni une question de volonté, ni une « faute » des parents.

Consulter tôt permet de repérer d'éventuelles complications : tension élevée, excès de cholestérol, diabète de type 2, surcharge graisseuse du foie, apnées du sommeil, douleurs articulaires, mais aussi moqueries et perte d'estime de soi.

Comment savoir si le poids de mon enfant pose question ?

Chez l'enfant, la corpulence change avec l'âge. Le médecin calcule l'IMC (poids divisé par la taille au carré) et le reporte sur les courbes de corpulence selon l'âge et le sexe, comme celles du carnet de l'enfant de l'ONE. En Belgique, on utilise notamment les seuils internationaux de l'IOTF : surpoids au-dessus de la courbe qui aboutit à un IMC de 25 à 18 ans, obésité au-dessus de celle qui aboutit à 30.

Quand consulter le médecin généraliste ?

  • L'IMC de votre enfant se situe dans la zone de surpoids ou d'obésité de sa courbe.
  • Sa courbe d'IMC monte rapidement et croise les lignes vers le haut, même sans atteindre ces zones.
  • Entre 1 et 6 ans, son IMC remonte au lieu de baisser ou de rester stable (« rebond d'adiposité précoce »).
  • Il ronfle fort ou fait des pauses respiratoires la nuit, a mal aux hanches ou aux genoux, ou présente une peau foncée et épaissie au cou ou aux aisselles.
  • Il est moqué pour son poids, se replie sur lui-même ou semble perdre le contrôle face à la nourriture.

Que fait le généraliste ?

La consultation commence par un échange bienveillant avec l'enfant et ses parents : antécédents familiaux, repas et boissons, écrans, sommeil, activité physique, vie à l'école. L'examen mesure la tension artérielle, recherche des signes de résistance à l'insuline (acanthosis nigricans), examine les articulations et évalue la puberté.

Une prise de sang est recommandée à partir de 10 ans en cas d'obésité : bilan lipidique, glycémie à jeun ou HbA1c, et ALAT (foie). Selon les facteurs de risque (diabète dans la famille, signes de résistance à l'insuline), elle peut aussi être proposée en cas de surpoids ou avant 10 ans. Une cause hormonale (thyroïde, par exemple) est rare : on la recherche surtout si l'enfant grandit moins vite.

L'objectif n'est pas un amaigrissement rapide : chez un enfant qui grandit, un poids stable ou qui augmente moins vite fait baisser l'IMC. Le suivi se construit avec toute la famille et votre médecin généraliste, par petits objectifs.

Un accompagnement à plusieurs, et ce qui est remboursé

Pour les patients inscrits à la Maison Médicale Parc Astrid, les consultations de médecine générale et de soins infirmiers sont couvertes par le forfait INAMI (pas de paiement à la consultation). Les kinésithérapeutes de la maison médicale sont conventionnés : leurs séances suivent le remboursement habituel de la mutuelle. Pour les autres intervenants, il existe des remboursements spécifiques :

  • Diététicien : de 2 à 17 ans, en cas de surpoids ou d'obésité et sur prescription du généraliste, 10 séances sur deux ans sont remboursées sans ticket modérateur chez un diététicien disposant d'un numéro INAMI.
  • Psychologue : les soins psychologiques de première ligne, via les réseaux de santé mentale, sont sans quote-part personnelle jusqu'à 23 ans chez un psychologue conventionné.
  • Centre spécialisé : en cas de complications, le généraliste peut orienter l'enfant vers un centre pédiatrique multidisciplinaire de l'obésité (CPMO) conventionné par l'INAMI, présent dans plusieurs hôpitaux bruxellois ; ce trajet de soins est sans ticket modérateur.

Votre mutualité peut vous confirmer les modalités. Voir aussi nos services obésité. À la Maison Médicale Parc Astrid, ce suivi est possible en français, en néerlandais, en anglais et en turc.

Le rôle des parents au quotidien

  • Proposer l'eau comme boisson habituelle et réserver les boissons sucrées (sodas) aux occasions : elles sont associées à l'obésité chez l'enfant.
  • Prendre les repas ensemble, sans écran, et limiter les écrans de loisir.
  • Bouger chaque jour : l'OMS recommande aux 5-17 ans au moins 60 minutes par jour en moyenne d'activité modérée à soutenue.
  • Veiller à un sommeil suffisant et régulier : un sommeil trop court est associé à un risque plus élevé d'obésité.
  • Encourager sans critiquer : les remarques sur le poids, y compris en famille, font souffrir l'enfant et peuvent favoriser l'isolement et les crises alimentaires.

Sources

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